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Conseils en entreprise
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Management: les cinq tendances 2015

Par Laurence Estival publié le 20/01/2015

Ne pas (forcément) tout décider dans la minute, apprendre à expérimenter, faire grandir son équipe... Voilà l'exercice d'équilibriste auquel devra se plier le manager cette année. Une façon aussi d'asseoir sa légitimité. 

Le manager 2015 sera davantage un coordinateur d'équipes qu'un chef omniscient et droit dans ses bottes

Retenant les leçons de l'histoire, toujours prêts à prendre des risques, le managers, plus coordinateur d'équipes que chef omniscient et droit dans ses bottes, n'en doit pas moins apprendre à s'affirmer. Un exercice pas si simple. 

1. Ecouter les leçons des historiens

Et si l'ouvrage de management de l'année était un livre... d'histoire ? La publication de The History Manifesto aux Presses de l'université de Cambridge (et en accès libre depuis le site dédié) n'est en tout cas pas passée inaperçu dans le monde universitaire ! Au vue de leurs recherches sur l'enchaînement des évènements au cours des siècles, les auteurs, Jo Guldi et David Armitage, tous deux historiens, se font les apôtres du long terme, seul à même de donner du sens au cours des choses. Dans ce contexte, les stratégies à 500 ans semblent plus pertinentes que les plans à 5 mois ou à 5 ans, affirment les auteurs.
En terme managérial, cela rappelle l'obligation de fonder son action sur une vision, reposant elle-même sur des valeurs capables de traverser le temps : privilégier l'écoute aux injonctions, prendre le temps de définir une stratégie au lieu de décider dans la minute... Des principes occultés depuis la crise! 

2. Apprendre à expérimenter

Une fois cette vision définie, comment diriger ses équipes dans un univers complexe marqué par la surabondance d'informations, la montée des incertitudes et l'interpénétration des problèmes ? "En tournant le dos au néo-taylorisme qui consiste à refaire à l'identique ce qui a déjà été réalisé. Face à l'inconnu, la tentation est grande de recourir à la simplification à l'extrême des problèmes, à chercher à tout contrôler ou à se replier sur soi-même alors qu'il est urgent de faire preuve de créativité et de développer sa capacité d'expérimentation", explique Laurent Bibard, directeur de la Chaire Edgar Morin de la complexité, créée par l'Essec pour décliner la pensée de la complexité développée par le sociologue en attitudes managériales.
Premier précepte : se nourrir de son environnement en devenant "butineur de savoirs" pour repérer dans son univers mais aussi à l'extérieur ce qui peut enrichir sa réflexion. Deuxième attitude : faire preuve d'humilité et avoir confiance en ses collaborateurs pour "tisser ensemble" - selon les termes d'Edgar Morin - de nouvelles solutions, en sachant que celles-ci peuvent être amenées à évoluer en fonction du contexte...

3. Passer en mode start-up

Pour rompre avec les vieilles habitudes et développer l'agilité de ses équipes, adapter l'esprit "start-up" apporte de nombreux avantages. Peu structurées, ces jeunes entreprises se caractérisent par leur capacité à imaginer de nouveaux produits ou services avec des budgets faibles, ce qui en période de conjoncture morose est sans aucun doute un avantage. S'affranchissant d'autre part des hiérarchies, elles limitent les délais d'exécution pour prendre de court la concurrence. "Mais plus encore, elles favorisent la collaboration et brisent la routine, rappelle Marion Breuleux, responsable de la gamme management à EFE Formations, qui propose un stage "Manager en mode start-up". Dans ce mode de fonctionnement, tous les salariés sont amenés à occuper différentes fonctions, ce qui renforce la pluridisciplinarité et par ricochet la capacité d'innovation."

4.Faire grandir ses équipes

Autre vertu du manager : "jouer le rôle de coach pour ses équipes. Il doit notamment les conduire à gagner en maturité et à se prendre davantage en mains et à expérimenter", insiste Jean-Pierre Testa, responsable des formation management et leadership de Cegos. Dans cette optique, au lieu de demander aux membres de son équipe de faire ce qu'ils ont toujours fait, il serait plus judicieux de les encourager à exprimer leur potentiel, quitte à prendre des risques. C'est un gage d'inscription dans le futur, comme le souligne Zakary Tormala, professeur à l'université de Stanford, dans un article publié en mars dernier sur le site de l'établissement. Valoriser à l'avance les capacités supposées des salariés renforce leur motivation et donc leur engagement, explique le chercheur qui s'appuie sur des études réalisées par des psychologues.

5.Développer son influence

Humble, à l'écoute, sachant reconnaître ses erreurs, le manager 2015 n'en reste pas moins... un manager, qui doit aussi indiquer le cap pour asseoir sa légitimité en interne mais aussi sa visibilité en externe. "La digitalisation des entreprises est en train de modifier ses attributions", met en avant Patrick Roth, administrateur de Syntec management et directeur du cabinet de conseils Hommes & performance. Présent sur les réseaux sociaux, véritable "ambassadeur" de sa société, il doit notamment développer une stratégie d'influence auprès des membres de son réseau en relayant des informations ou en lançant des discussions pour être reconnu comme une personne incontournable dans son domaine. Dont acte ! 

 Source L’entreprise – l’express

 
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5 conseils pour améliorer son leadership au quotidien

Communiquer, écouter, savoir interpréter pour prendre les meilleures décisions… Le leadership se travaille. Voici cinq conseils de professionnels pour vous aider à accroître votre impact au quotidien.

Fixez-vous un cap et sachez le communiquer

Pour Anthony Déchaux, comédien et formateur pour l’organisme Théâtre à la Carte : « Le leader doit avant tout définir une vision et des principes durables qui guideront son action au quotidien. » Un responsable commercial qui dirige une équipe devra par exemple se poser la question de savoir quelle est sa vision du métier : faut-il plutôt miser sur l'écoute de ses clients ou se baser uniquement sur son offre et la mettre en avant ? « Se fixer une vision claire est décisif pour pouvoir ensuite la communiquer. A l'instar de Steve Jobs et de sa politique du "think different", cela va donner du sens aux collaborateurs et les inspirer. »

Méfiez-vous des perceptions pour éviter les fausses interprétations

« L'un des exercices que je pratique régulièrement auprès des participants en formation consiste à prendre un objet comme un tableau, pour essayer de faire émerger la différence entre ce que l'on voit, pense et ressent en le regardant, témoigne Valérie Gauthier, professeur à HEC et spécialiste du leadership. Lorsque nous exprimons ce que nous pensons voir, c'est en réalité ce que nous interprétons. Dans la réalité, nous mélangeons tout. » Réalisé régulièrement, cet exercice vous permettra de penser autrement au quotidien vos relations professionnelles et ainsi, « utiliser votre sens de l'observation pour être plus vigilant face aux interprétations. »

Posez-vous la question du pourquoi et non du comment : osez la confiance

La confiance est l'une des caractéristiques incontournables du leadership. La confiance en soi, mais aussi envers les autres. « Un leader trop autoritaire ne déléguera pas assez et minimisera la confiance qu'auront ses collaborateurs, assure Laurent Buananno, responsable d'un cabinet sur le leadership. Si le manager se demande comment faire les choses, un leader se questionne sur pourquoi il faut le faire pour arriver à libérer l'énergie. Il est là pour abattre les obstacles, bousculer les habitudes. » Faire confiance et déléguer vous permettra de réfléchir plus efficacement à d'autres problématiques.

Comprenez l'importance de l'écoute et mettez-la en pratique

Etre accessible, ouvert au dialogue… « Pour un leader, écouter est plus important que de parler », note Anthony Déchaux. Pour développer votre capacité d'écoute, Valérie Gauthier propose un exercice pratique qui consiste à fermer les yeux trois minutes et se concentrer sur tous les bruits environnants puis noter ceux qui vous restent en mémoire. Objectif : arriver à dissocier les sons agréables de ceux qui ne le sont pas. « Lorsqu'on écoute, le cerveau intervient et nous fait interpréter ce que l'on entend. Cet exercice de perception auditive permet d'y remédier en augmentant sa capacité à discerner l'ouïe de la perception réelle. »

Soyez proactif !

D'après Anthony Déchaux : « Il y a deux possibilités pour être reconnu comme leader : soit tirer sa légitimité d'une expertise dans un domaine, soit dans la gestion humaine. Autrement dit, savoir motiver et gérer à l'instar des coachs sportifs qui n'ont jamais été de grands professionnels. » Pour accroître son statut de leader, seule l'action prime. Soyez proactif en initiant des changements si nécessaire. L'occasion de montrer le bon exemple et créer ainsi un effet d'entraînement autour de soi.

Source : cadremploi
 
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Les 7 lois de la gestion des priorités et du temps

Il est possible de faire plus avec votre temps que vous n’en faites actuellement. Vous avez surtout la possibilité de vous concentrer davantage sur les choses les plus importantes de votre vie en appliquant des principes simples qui ont marché pour d’autres et qui marcheront pour vous aussi.

Découvrez ici 7 principes de gestion des priorités et du temps qui lorsque vous les respectez optimiseront votre capacité à vous concentrer sur ce qui importe pour vous et ne plus voir votre temps vous échapper.

1. La loi de la bonne chose

’Vite faire et bien faire ne doit pas empêcher de faire la bonne chose’’ (Stephen R. COVEY).

C’est la loi que nous violons le plus. Les parents la violent en essayant d’éduquer avec bonne affection leurs enfants sans rechercher l’adéquation avec les défis auxquels ces derniers sont ou vont être confrontés, sans prendre leur avis, sans savoir ce qu’ils aiment et veulent. Les dirigeants incompétents la violent en accordant plus d’importance à la forme qu’au fond. La différence essentielle entre les gens à succès et ceux qui ont du mal à donner un sens véritable à leur vie, c’est que les premiers analysent l’opportunité et l’adéquation de ce qu’ils vont faire avec leurs objectifs les plus importants avant de se mettre à travailler.

Se surprendre entrain de faire ce qui ne mérite pas du tout d’être fait, quel que soit l’entrain et l’engagement qu’on y met, est l’une des meilleures manières de mal utiliser son temps. A la fin de la journée, les intentions et les efforts ainsi que l’occupation ne comptent pas. C’est le résultat qui compte. Avoir travaillé toute la journée, tout fatigué, n’a de sens que si on a passé sa journée à faire ce qui ajoute de la valeur à sa vie, à ses rêves, à ses finances, à ses relations, à sa carrière, à sa famille, à son expertise, à sa santé, à sa communauté…

2. La loi de la priorité des priorités

Quand on connait ses priorités, quand on a des engagements plus forts et plus intenses qu’on tient à honorer, il est plus facile de dire NON à tout le reste.
Imaginez que vous vous apprêtez à partir pour un rendez-vous important auquel vous ne pouvez vous permettre de venir avec quelque retard et que quelqu’un vous rend visite et insiste pour vous parler. La question est simple : ‘’Allez-vous lui consacrer du temps ?’’. La plupart des gens diront que tout dépend de l’importance de ce qui l’amène. Ce que font les gens exceptionnels, c’est qu’ils disent tout simplement : ‘’J’ai un autre engagement à l’extérieur. Cela me prendra 1h30. On pourra se voir en ce moment si tu veux ». Pourquoi ? Parce que vous avez déjà un engagement. Votre défaillance ne peut être expliquée par la survenance de cette nouvelle urgence même si c’est ce que font la plupart des gens et justement, ils ont du mal à gérer leur temps et à trouver l’équilibre.

3. La loi de la clarté

Cette loi dit qu’il est difficile de mal choisir le chemin quand ont sait clairement où on va. La clarté conduit aux bons choix, les bons choix conduisent aux bonnes décisions.
La caractéristique des gens indécis qui perdent du temps à choisir ou qui finissent par mal choisir est lié au fait qu’ils ne savent pas exactement ce qu’ils veulent faire de leur vie, quelles sont les valeurs auxquelles ils tiennent, les choses qu’ils ne peuvent pas se permettre de faire, les lignes qu’ils ne doivent pas dépasser, qui ils souhaitent devenir et les qualificatifs et étiquettes qui ne doivent pas leur être collés. Voici une question qui ne mérite pas d’être posée : ‘’Celui tient à rester intègre, acceptera-t-il ou donnera-t-il est pots de vins ?’’. Nous perdons du temps à gérer les conséquences de nos mauvais choix plutôt que de nous concentrer sur la marche vers la réalisation de notre idéal parce que nous perdons trop souvent de vue cet idéal exigible ainsi que les principes et valeurs qui vont avec.

4. La loi de l’action immédiate.

Elle dit qu’il est impossible d’oublier de faire ce qu’on a fait.
C’est simple ! Vous devez appeler votre agence de voyage pour confirmer votre réservation.
Vous avez trois possibilités :
1) Les appeler tout de suite et confirmer la réservation et conserver votre place sur le vol ou dans le train.
2) Noter que vous devez les appeler.
3) Compter sur votre mémoire pour vous rappeler que vous devez appeler votre agence de voyage.

Trois résultats : vous pouvez oublier de lire vos notes et votre mémoire peut faillir parce que vous n’avez pas noté. Mais si vous passez immédiatement l’appel et confirmez la réservation, il est impossible que vous oubliiez de le faire.  La clé est la suivante : faire une chose est toujours plus rapide et souvent plus efficace que prévoir de le faire. Ne reportez pas à demain ce que vous pouvez faire maintenant.

5. La loi de l’anticipation

Elle dit que seules les choses qui n’ont pas été faites en leur temps deviennent urgentes.
En réalité l’urgence n’existe pas. Le dépôt de la réponse à un appel d’offre devient urgent parce qu’on a mis du temps à en démarrer la rédaction. Le rapport à envoyer au siège devient urgent parce que celui qui doit le demander l’a demandé en retard ou que celui qui doit le fournir n’a pas anticipé sur la demande ou s’est mis à le produire trop tardivement. La plupart des gens qui n’ont que des urgences ne sont que ceux qui sous-estiment la délicatesse et la densité de la tâche à accomplir et surestiment le temps qui leur reste. En effet, la meilleure manière d’être en retard c’est de dire : « J’ai encore du temps ».
La clé est la suivante : si vous travaillez suivant un certain sens de l’urgence comme si tout est urgent alors que ce n’est pas le cas, vous allez anticiper sur les urgences futures et plus rien ne sera urgent.

6. La loi de procrastination créative.

Je tiens cette loi de Brian Tracy. Elle dit que pour pouvoir faire une chose, il faut reporter une autre.
En effet la procrastination est l’art de reporter à plus tard ce qui peut être fait maintenant. Lorsqu’on dispose d’un instant devant être utilisé pour faire deux choses différentes choses, il faudra reporter l’une d’elle. C’est ici que le mot créatif entre en jeu. Face à une chose importante et une autre moins importante, ceux qui maitrisent leur temps et leur vie reportent intelligemment et froidement la moins importante pour se concentrer sur la plus importante.  Il existe toute une théorie sur la définition de ce qu’on pourrait être considéré comme étant IMPORTANT ET A PRIORISER. Si vous avez du mal à savoir ce qui important à faire entre deux choses, comparez leurs conséquences futures respectives. Celle qui a une conséquence future moins lourde est celle que vous devez reporter.

Exemple : entre ‘’Rompre son sommeil à l’heure pile, faire le sport et partir’’ et ‘’Continuer à dormir, ne pas faire le sport et arriver en retard au travail’’, qu’est-ce qui est à conséquence future plus lourde ? Le premier naturellement. Mais comme vous le savez, la plupart des gens disent que s’ils ne continuent pas à dormir, ils risquent d’être lourds dans la journée. Conséquence, ils arrivent en retard et n’ont plus l’occasion de savoir s’ils sont lourds ou non parce que le temps est parti ainsi que les opportunités. Pire, ils font les frais du fait de n’avoir pas fait d’exercice sportif chaque jour quand ils dépassent les 45 ans.

7. La loi de la hiérarchisation

Il y a certaines choses qui devraient être faites avant d’autres du fait de leur caractère prioritaire.
Cette loi reprend la loi de la procrastination créative dont nous avons discuté plus haut en y ajoutant la séquence. Le principe est qu’il faut terminer les actions de grande importance avant de démarrer les actions de moindre importance. Pour appliquer efficacement cette loi, classez vos actions à engager suivant un ordre de priorité en utilisant les lettres A, B, C, D, E.
L’exigence ici est de ne pas s’attaquer aux actions B que si vous avez pas terminé les actions ou activités A1, A2, A3, A4…Vous ne passez aux actions C que lorsque vous avez fini B1, B2, B3, B4…
Les tâches D sont à DELEGUER parce quelqu’un d’autre peut les faire mieux que vous pour que vous vous concentriez sur les actions A, B et C.
Quant aux actions ou activités de catégorie E, elles sont à ELIMINER parce qu’on retrouve ici la critique inutile et perverse, la calomnie,  l’inquiétude,  la médisance, les commérages et la colère…les débats politiques…

Chronique de H. Hermann Cakpo

http://www.journaldunet.com/management/expert/52876/les-7-lois-de-la-gestion-des-priorites-et-du-temps.shtml

 
7 valeurs du rugby à appliquer PDF Imprimer Envoyer
Le 9 septembre 2011, c'est le coup d'envoi de la coupe du monde de rugby en Nouvelle-Zélande. Et si vous vous inspiriez de ses valeurs phares pour souder votre équipe ? Décryptage de Jocelyn de Just, consultant associé chez Krauthammer.

" On a coutume de dire que le rugby est un sport de voyous, joué par des gentlemen, et que le foot est un sport de gentlemen joué par des voyous... Le rugby joue la confrontation. Les hommes vont au contact, mais ils le font avec un sens du collectif particulièrement développé. Leçons de management à travers sept mots clés du rugby.

1. Douleur et solidarité. Sur le terrain, il faut aller au charbon, se faire violence pour récupérer le ballon ovale, le dégager et marquer. C'est pareil en entreprise. On est parfois amené à souffrir sur un dossier, à surmonter une réelle difficulté pour boucler un projet. Mais si on fait corps avec les copains, on sait qu'on va y arriver. Et à se remettre en question, afin de trouver des solutions ensemble. Parce que chacun sait qu'il travaille pour plus grand que soi : l'équipe.

2. Maillot au mérite. Au rugby, il n'y a pas de vedette. A la différence du foot, aucun maillot ne porte le nom du joueur, ce qui renforce le sentiment d'appartenance. D'ailleurs avant chaque match, se déroule un rituel particulier : chacun des 15 joueurs sélectionnés parmi les 30 se voit remettre son maillot devant les 15 autres qui auraient bien aimé le porter. Ceci incite tout le monde à l'humilité : le maillot est valorisé mais pas le joueur. C'est ainsi que Fabien Pellous, triple champion de France de rugby, s'est entendu dire un jour " Tu es le meilleur d'entre nous, mais l'équipe joue mieux que toi ! ". Sous entendu, " change de comportement pour être sélectionné ". De tels rites d'intégration, et symboles d'unité s'ils ne sont pas sectaires, sont efficaces dans les équipes projet par exemple.

3. Causerie d'avant match. C'est une spécificité du rugby, de forte tradition orale, et reprise par Aimé Jacquet dans le foot. Avant le match, le coach va dans le vestiaire pour rappeler à chacun des joueurs ce qu'il attend de lui. Patrice Lagisquet, ex-joueur entraîneur du Biarritz Olympique est très fort dans l'exercice. Durant 10 à 15 minutes il ne parle jamais par la négative (" ne recule pas "), ce qui entrave l'action. Mais il parle en positif, " va vers le joueur ", " voilà ce que tu as à faire ". Et il raconte une histoire à l'équipe, dit en quoi chacun contribue au succès général. Avant de lancer un projet, un manager peut lui aussi raconter l'histoire d'un succès, d'une relation épique avec un client, etc. Et dire comme Steve Jobs : " Je veux des pirates et pas des marins ! ".

4. Passe au coéquipier. Il y a différentes façons de passer la balle. Soit on s'en débarrasse, soit on l'offre au voisin. Dans le premier cas, l'autre la reçoit avec inquiétude, ses muscles se contractent. Dans le second cas, la balle est envoyée dans le prolongement des doigts et l'autre la reçoit naturellement. C'est identique quand un manager donne une délégation. Soit il délègue l'exécution de tâches sans les responsabilités, soit il délègue des objectifs et demande à l'autre comment il voit les choses. Le résultat sera bien plus efficace.

5. Respect de l'adversaire. Je me souviens d'un match décisif France-Pays de Galles dans le tournoi des 5 nations, un match rude. Une fois le coup de sifflet final stoppé, les joueurs français et gallois sont tombés dans les bras l'un de l'autre. Le respect est une règle absolue du rugby. Les arbitres ne sont jamais contestés, ni hués, l'entraineur est écouté. Et à la fin de chaque match, les vainqueurs font une haie d'honneur aux perdants et les applaudissent, et réciproquement. Au bureau aussi on peut dire " bonne chance ", ou " bien joué " à un compétiteur sur un contrat, ou un job. Et lorsqu'un manager recadre un collaborateur il peut dire " non " à la situation mais " oui " à l'homme.

6. Trophées partagés. J'ai été marqué en visitant la salle des trophées du Stade Toulousain. Elle n'affiche que des photos de groupe, des coupes, médailles et trophées d'équipe. Il n'y a rien d'individuel, aucun nom isolé. La salle raconte l'histoire de l'équipe dans sa continuité, et pour la fierté de tous. S'inspirant de ce lieu, le patron commercial d'une PME a ainsi instauré d'afficher au mur dans un local à l'abri du regard des clients, tous les contrats de plus de 100 000 euros, encadrés mais sans nom de commercial. Motivant !

7. Fluets ou baraqués. Il n'est pas obligatoire d'être une armoire à glace et de peser 120 kilos pour jouer au rugby. Quel que soit son physique toute personne à sa place dans l'équipe. Le petit trapu sera demi de mêlée ou demi d'ouverture. Le grand et longiligne sera en deuxième ligne, le gros costaud sera pilier ou talonneur, le grand musclé 3ème ligne ou arrière etc. Et si l'un veut changer pour une place qui ne lui correspond pas, on lui explique en quoi ses compétences sont essentielles là où il est. Sans aucun esprit de discrimination.

Propos recueillis par Marie-Madeleine Sève pour LEntreprise.com, publié le